J'ai touché le fond de ma culotte... Zoom sur les protections hygiéniques lavables



Me voilà arrivée à un tournant dans notre vie "zéro déchet"... Un matin, comme chaque mois depuis mon adolescence, je les vois arriver sur leurs grands chevaux... Mais quoi donc ? Mes menstruations également appelées règles, ragnagna, mes choses, ... Bref, me revoilà partie pour une petite semaine à avoir un mal de ventre bien carabiné, une humeur version yo-yo et à me vider de mon sang (j'exagère à peine 😀 ).

En prenant ma énième protection périodique, je me dis que c'est quand même fou la quantité que j'ai dû en jeter depuis mon adolescence. Et comme je suis en mode "presque zéro déchet" et que je suis curieuse, j'ai commencé à me renseigner sur ces protections... Et là, je me suis pris une belle claque (et même plusieurs) !

Ma prise de conscience 

1. La quantité de protection hygiéniques jetées dans le monde est totalement incroyable !
Une femme a en moyenne 13 fois par an ses menstruations et elle en aura donc en moyenne besoin de 10 000 serviettes/tampons dans sa vie. A l'échelle de notre belle planète, cela représente une consommation de 45 milliards de protection hygiéniques par an !! Et cerise sur le gâteau, il faut 500 à 800 ans à une protection pour se dégrader ! Ouch !! 
Et si on rajoute la face cachée : plastique d'emballage, consommation énergétique pour les fabriquer et les transporter, les déchets liés à la fabrication.... Çà donne le tournis...

2. Les produits contenus dans ces protections ne sont pas du tout sympathiques
Est ce que vous avez remarqué qu'il n'y a pas vraiment de composition indiquée sur l'emballage ? Cela aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Au fil des années, j'ai constaté que j'étais souvent dérangé après cette période (petits soucis intimes). Je me disais que ça devait être lié à la fatigue ou à autre chose. Loin de moi l'idée que ça aurait pu venir des protections. J'avais une confiance aveugle. 
Il y a quelques années, j'entends les premiers scandales liés aux tampons : le choc toxique. Premiers questionnements... Il y a un peu plus d'un an, je tombe sur un reportage sur France 5 "Tampon, notre ennemi intime". Je n'utilise pas de tampons mais je fais très rapidement la relation avec les serviettes. Et bim, seconde claque... Résidus de pesticides en passant par des traces de dioxine, je comprends vite que tous les mois j'applique sur cette zone sensible des produits qui ne sont pas du tout destinés à se trouver là.

3. (car jamais deux sans trois) Le prix !
Une étude a indiqué qu'une femme dépenserait dans sa vie 8 100 € pour ses protections. On ne choisit pas d'avoir ses règles mais on dirait que l'Etat profite du filon car elles sont taxées comme un produit de consommation lambda. Beaucoup de féministes se battent pour qu'elles soient taxées à taux réduit voir exonérées de taxes. Le débat est toujours en cours.

Les alternatives

A ce moment là, je me suis dit que c'était la dernière semaine que je porterais ces choses ! Bye bye les protections hygiéniques, trouvons une alternative ! Plusieurs solutions s'offraient à moi :

1. La cup
Le principe est simple. Cette petite "coupe" se place à l'intérieur du vagin et va recueillir les règles. Il suffira de l'enlever et de la laver. Personnellement, je n'ai pas souhaité testé cette solution. Je suis très sensible et il est vrai que je craignais un peu les risques éventuels (gêne, fuite, ...). Libre à vous de tester :)

2. Les protections lavables
Très simple à utilisées, elles se glissent au fond de votre culotte et se fixe dessous. Vous les portez comme une serviette classique mais le confort est largement meilleur ! C'est ce système que j'ai adopté. Je ne les ai pas achetées car, mes petits talents de couturière m'ont permise d'en réaliser une petite quinzaine. Dès le mois suivant, je les ai testées avec un peu d'appréhension mais je les ai vite adoptées ! Il me restait juste à régler le petit souci du transport des serviettes utilisées. J'ai cousu un petit sac imperméable pour les glisser à l'intérieur. Une fois arrivée à la maison, je les stocke dans une petite boite. Quand ma période est terminée, je les trempe un peu dans de l'eau avec quelques gouttes de lessive puis direction le tambour de la machine avec les serviettes de bain, et les gants de toilettes.
Pour celles qui sont couturières et souhaite se lancer dans la confection, j'ai réalisé un petit tuto.

2. Les culottes menstruations
Petite révolution, après la cup et les serviettes lavables on trouve maintenant des culottes de menstruations. Le principe est très simple, vous portez la culotte, ça absorbe et une fois utilisée, zou à la machine. J'aime bien ce concept mais le prix m'a retenu de tester (une trentaine d'euros la culotte) et j'avais déjà mes serviettes lavables. Je ne voulais pas utiliser des ressources alors que j'ai déjà une solution qui me convenait,  alors j'ai décidé de ne pas tester.

La vision des proches

C'est une période intime pour nous les filles mais, ils nous arrivent d'en discuter entre filles. Dernièrement, des proches m'ont demandé le truc le plus fou qu'on a fait dans notre passage au zéro déchet. A ce jour, ce sont ces serviettes lavables pour mes règles. 

J'ai apprécié la réaction complètement estomaquée, et la petite phrase "alors là....vous avez touché le fond du panier !". Du tac au tac, j'ai répondu "on a touché plutôt touché au fond de la culotte !" (d'où le titre de cet article 😀 ) J'ai eu alors le droit à une profusion de questions sur leur utilisation :

- Comment les laves-tu ? Ça ne te dégoute pas ?

Comme je le disais plus haut, je les lave avec mes serviettes éponges et gants de toilettes. Ça ne me demande pas plus de travail que ça. Pour le côté dégoût, c'est mon corps qui fait sa vie de femme, je l'accepte, alors ça ne me dégoûte pas. Sincèrement, j'ai trouvé plus difficile de changer les premières couches de mes enfants que de laver mes protections ! 😀

- Ça ne sent pas ?
Et non !!!!! Aucune odeur !. Contrairement aux serviettes industrielles bourrées de produits pas clean pour masquer les odeurs, je n'ai jamais eu d'odeur désagréables.Il faut savoir que c'est le mélange des parfums synthétiques de la serviette jetable, des produits chimiques et du sang qui créent une odeur désagréable. Dans les serviettes lavables, ni produits chimiques, ni parfum....et donc pas conséquent aucune odeur.

- Ça ne te gêne pas ?
Côté épaisseur, elles sont légèrement plus épaisses mais cela ne me gêne pas.  De plus, elles sont en coton (et bio en plus). Le tissu est vraiment doux au contact de la peau, c'est même beaucoup plus agréable, et surtout je n'ai plus de problèmes intimes. Est-ce lié ? Je ne sais pas ... mais moi qui enchaînait les infections intimes, je n'en ai plus eu depuis longtemps ! Et tant mieux !

Je vous encourage à trouver l'alternative qui vous convient pour votre santé, et pour la planète !
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